
23e édition du 9 au 18 juin 2011
Plus de 250 spectacles et des moments forts sont attendus
avec Jeanne Moreau et Etienne Daho dans une prestation unique,
et nos coups de coeur au fur et à mesure, à lire et voir ici même :
Mélissa Nkonda
Alex Beaupain
DARAN
ÉTÉ 67
Bertrand Belin

Daran, Critique - Depuis bientôt un an que Daran a choisi de s'installer au Québec, ses admirateurs attendaient qu'il se produise enfin sur grande scène montréalaise. Dimanche, il les a plus que comblés lors d'un spectacle d'une heure seize donné dans la salle de l'Astral.
C'est que les organisateurs des Francofolies semblent très stricts sur le timing. Soixante seize minutes et rien de plus pour un enchantement soutenu à l'écoute des titres inédits du futur album de l'artiste, accompagné ici de trois excellents musiciens : André Papanicolaou, Guillaume et Marc Chartrain.
Il y a un animal, Ils ont tué Kennedy, Sur les quais, Où va la joie ? Et bien d'autres joyaux musicaux et poétiques taillés de main de maître sur un mode rock précis et puissant.

CharÉlie, Critique - Grand retour sur la scène québécoise après plusieurs années, CharlÉlie Couture n'avait certainement pas sombré dans l'oubli.
Artiste multidisciplinaire, grand conteur, chanteur et musicien, le public a eu droit à une performance vibrante. Égal à lui-même, arborant un look digne des ZZ Top, l'artiste a démontré qu'il a toujours le rythme et le rock dans la peau.
Une partie importante du spectacle était consacré à son nouvel album, FORt rEVEUR, un album rock aux textures de blues urbain. Le public s'est laissé transporté par l'ambiance et la personnalité électrisante de CharÉlie qui ne cachait pas son plaisir sur la scène. Presque deux heures de spectacle avec deux rappels sur scène et le public en aurait pris encore!

Jeanne Moreau et Etienne Daho, Critique - Le condamné à mort : une prestation particulière et consubstantielle basée sur l'œuvre de l'auteur et poète français, Jean Genet, écrite en prison en 1942, qui parle d'un assassin, de guillotine et de fantasmes ....
Propos souvent crus adressés à un amant rêvé, récités par l'infatigable Jeanne Moreau et chantés par un Étienne Daho immuable, qui en signe aussi les arrangements. Des moments uniques et inattendus, une rencontre rare !

Luz Casal, Critique - Belle apparition de Luz Casal en stéréotype latino dans une robe à volant blanc, chaussures de tango et bolero en plumes turquoise... un jeu de mots avec La Pasion, son dernier album, constitué de boléros cubains dont elle reproduit impeccablement le contenu sur scène ?
Bel ensemble de musiciens avec claviers, batterie et percussions cubaines, deux guitares, basse et cuivres (trompette, trombone et saxo...).
Un moment de grâce quand Luz Casal chante des balades accompagnée par seulement les deux guitares ou quand elle interprète Gracias a la vida de la Chilienne Violeta Parra avec le piano pour seul accompagnement.
Un concert en somme prévisible. Cependant, interprétation et suivi musical impeccables, très belle voix, belle émotion mais rien qui ne soit venu nous troubler, nous surprendre.
Et puis, pourquoi nous chanter deux fois "Piensa en Mi" (en milieu et fin de concert) on dirait que avec "Un Ano de Amor", les deux morceaux que Pedro Almodovar lui avaient commandés dans les années 90, ce sont les deux seuls morceaux qui ont fait la gloire de Luz Casal et que depuis elle court vers un autre succès qui ne vient pas sauf pour sa tribu de fans irréductibles... Ah, c'est tout ca la tragédie espagnole !

Monogrenade, Critique - Un très bon concert largement applaudi par le public composé déjà de nombreux fans malgré la jeunesse de ce groupe créé en 2008.
Pour l'occasion, le quatuor dont fait maintenant partie Marianne Houle (violoncelle) était accompagné de trois violons et d'un violoncelle supplémentaire ainsi que de quatre cuivres pour certaines chansons. La caractéristique première de cette musique est sa créativité musicale qui flirte parfois avec la dissonance mais sans jamais tomber dans la cacophonie.
La richesse de leur créativité musicale est telle que l'on aimerait presque, pour certaines chansons, écouter juste la bande son, sans les paroles, pour s'y immerger complètement comme notamment dans "Ce soir".

Jérôme Minière, Critique - Pour apprécier pleinement un spectacle de Jérôme Minière, il faut consentir à pénétrer un univers distinct. Il faut accepter d'entendre, au delà de la modestie du chant, une poésie simple, mais actuelle et vivante, rehaussée par l'élégance d'une nappe musicale inspirée.
Vendredi, c'était dans cet état d'esprit accueillant qu'il fallait entendre l'artiste franco-québécois interpréter les titres de son album Le vrai le faux dans un Club Soda pas tout à fait rempli par le frénésie des Francofolies. Une prestation évoquant en chanson le quotidien, la vie, l'amour, le refus de l'autre et la surconsommation, mais marquée d'instants de grâce : un délicieux duo avec Bia sur Avril et l'ombre projetée de Lhasa, au terme de l'interprétation d'Un magasin qui n'existe pas.