
Le Festival International de Jazz de Montréal
a célébré cette année ses 30 ans
sous le signe de la diversité.
Plus de 600 concerts
et huit événements majeurs gratuits
du 30 juin au 12 juillet.
Notre couverture :

Sylvain Provost André Leroux Michel Rivard

Philip Glass : Portrait, par Angèle Dubeau et la Pietà
Critique de concert par Laurent Juvanon -Francophonie Express
C’est face à public conquis que la violoniste québécoise Angèle Dubeau et sa formation La Pietà ont présenté en première mondiale Philip Glass : portrait dans le cadre du Festival de Jazz de Montréal.
Pas facile pourtant de rendre accessibles au grand public les œuvres de cet américain prolifique, considéré par certains comme l’un des plus grands compositeurs contemporains. Mais Angèle Dubeau sait s’y prendre : réputée pour qualités de « passeuse », elle sait guider son public sans bla-bla dans les arcanes de cette musique savante et étrangement sensuelle dont elle développe avec une sensibilité toute féminine les lancinants arpèges.
Armées d’une modestie, d’une simplicité et d’une technicité qui siéent impeccable aux œuvres de Philip Glass, les artistes de La pietà donnent corps et plasticité à une matière musicale apparemment austère mais dont émerge une grande sensualité.
Térez Montcalm
Critique de concert par Laurent Juvanon -Francophonie Express
Dès que Térez Montcalm entre sur scène vêtue d’une simple robe noire, on sait qu’il va se produire quelque chose d’inhabituel. Et le trac s’installe. Jusqu’à ce qu’elle entonne les premières notes de When the streets have no names et que sa voix unique ne rafraîchisse les sentiers archi-battus des grands standards.
Deux heures durant, les jeux vocaux de Térez ré-inspirent les grands succès de Léo Ferré, Cole Porter ou Eurythmics, sur un mode jazzy si personnel que certaines de ses reprises (C’est magnifique, C’est extra, E penso a te) valent à elle seules le déplacement.
Cependant que Montcalm aligne avec une inspiration positive ses propres compositions, sans jamais avoir à rougir (Le Requin danse est réclamé à hauts cris par la salle).
On sort de là revigoré, quelques refrains en tête, en oubliant qu’on avait craint un instant de se lasser.